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MESURES ANTI E-CIGARETTE : LE DOUTE PROGRESSE ET REBUTE LES FUMEURS

Publié le 2014-06-03

  • MESURES ANTI E-CIGARETTE : LE DOUTE PROGRESSE ET REBUTE LES FUMEURS

Celles-ci sont maintenant interdites dans les lieux publics de plusieurs grandes villes américaines et sont toujours prohibées dans des pays comme la Suisse ou le Canada. Les conséquences sont potentiellement terribles pour les fumeurs qui aimeraient se sevrer grâce à elles, mais qui se mettent à douter. C’est ainsi qu’aux États-Unis, alors qu’en 2010, ils étaient 85 % à penser que la e-cigarette est moins dangereuse, ils n’étaient plus que 65 % à le croire en 2013.

C’est une véritable perte de chance pour les victimes du tabac et pour la santé publique.

Les mesures contre les e-cigarettes prises par les autorités publiques font croire qu’elles sont dangereuses pour la santé.

C’est ainsi qu’une enquête américaine nous apprend que si le nombre de personnes connaissant la cigarette électronique s’est considérablement accru entre 2010 et 2013, passant de 16 à 77 %, le nombre de celles qui pensent qu’elle est moins dangereuse que le tabac a dans le même temps chuté, pour s’établir à seulement 51 % de la population. Le Dr Andy Tan, responsable de l’étude, précise que chez les fumeurs, ceux qui la croient moins dangereuse sont passés de 85 % en 2010, à 65 % en 2013.

 

Pas de goudrons ni de monoxyde de carbone avec la e-cigarette

 

Rappelons pourtant que c’est la combustion du tabac qui produit les goudrons, le monoxyde de carbone et les particules fines, responsables des cancers, des infarctus et des maladies respiratoires. Tous ces poisons sont éliminés avec la cigarette électronique qui fonctionne sans tabac et sans combustion. C’est la raison pour laquelle ceux qui arrêtent le tabac pour la e-cigarette n’augmentent plus leurs risques de cancers et d’infarctus et que celle-ci est considérée comme infiniment moins dangereuse que les cigarettes de tabac.

Rappelons aussi que le tabagisme passif, qui a été défini comme la possibilité de contracter un cancer ou un infarctus en vivant dans une atmosphère enfumée, est de facto impossible avec la e-cigarette.

 

Plus les adolescents vapotent, moins ils fument

 

Le prétexte de croire qu’elle inciterait les jeunes à fumer n’est même plus possible quand le constat est fait, en France, en Grande-Bretagne et aux États-Unis, que plus les adolescents vapotent, moins ils fument. C’est ainsi qu’à Paris, une augmentation de 5 % des vapoteurs a été observée chez les lycéens de 16-19 ans entre 2013 et 2014, correspondant à un recul de 6 % des fumeurs dans cette classe d’âge (Enquête Paris sans tabac - OFT, 2014).

Alors pourquoi l’hypothèse d’interdire la e-cigarette dans les lieux publics en France fait-elle partie des mesures évoquées par la ministre de la Santé dans les pages du Figaro, la veille de la journée sans tabac du 31 mai 2014 ? Force est de constater qu’elle n’est pas la seule et que les décideurs de santé publique s’acharnent partout dans le monde contre la cigarette électronique, tout en se contredisant régulièrement dans leurs messages.

 

Une très forte résistance au changement

 

Mais cet acharnement contre la cigarette électronique est très contre-productif, et de plus en plus de gens, qui pourraient en bénéficier et sauver leur peau, la croient maintenant aussi dangereuse que le tabac.

Comment les gens peuvent-ils comprendre qu’on puisse dans le même temps dire que la e-cigarette est infiniment moins dangereuse que la cigarette classique et la déconseiller chez la femme enceinte (dont les bébés seront gravement victimes du tabac) ? Comment peuvent-ils comprendre qu’on puisse la préconiser chez les fumeurs pour se sevrer tout en l’interdisant dans les lieux publics (alors qu’ils sont autorisés à prendre des substituts nicotiniques partout, y compris des inhalateurs et des sprays) ?

 

Un problème éthique grave quand tant de vies sont à sauver

 

C’est un problème éthique grave et les avis faussement scientifiques polluent tout le débat qui est essentiellement moral :

  • Est-ce éthique de contribuer à la désinformation et aux doutes autour de la dangerosité de ce dispositif en limitant sa publicité et son usage ?
  • Est-ce éthique de ne pas informer les adolescents de la moindre dangerosité de ce dispositif à un âge où beaucoup se lanceront dans le tabac à fumer ?
  • D’une manière plus générale, est-ce éthique d’attendre pour promouvoir un dispositif qui contribue largement à la baisse des ventes du tabac à fumer (- 8 % en France l’an dernier) ?

 

Les experts se mobilisent partout dans le monde

 

Telles sont les questions soulevées par 68 spécialistes français dans un appel remis à la Ministre de la Santé le 30 mai 2014. Dans le même esprit, 53 spécialistes internationaux ont écrit une lettre à la Directrice de l’OMS (Organisation mondiale de la santé), pour que la e-cigarette soit enfin considérée comme une innovation majeure représentant une solution efficace face au tabac.

Le dossier de la e-cigarette est maintenant suffisamment étayé pour affirmer que ceux qui renonceront à s’en servir pour cause de désinformation sur son innocuité pourront être considérés comme victimes d’une grave perte dechance. Ils payeront peut-être cette erreur de leur vie. Ceci est d’autant plus déplorable que l’enquête du Dr Andy Tan montre aussi que ce sont les gens les moins éduqués, donc les plus fragiles socialement, qui sont les plus exposés à ces redoutables fausses croyances .

Sources : Tan, A.S., Bigman CA. E-Cigarette Awareness and Perceived Harmfulness: Prevalence and Associations with Smoking-Cessation Outcomes. Am J Prev Med. Published online April 29, 2014. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/?term=E-Cigarette+Awareness+and+Perceived+Harmfulness .Lettre à la directrice de l’OMS : http://nicotinepolicy.net/n-s-p/1753-who-needs-to-see-ecigs-as-part-of-a-solution

 

 

Article publié par Dr Philippe Presles  le 02/06/2014

Ce billet fait partie du blog de Dr Philippe Presles, Le blog de la Rédaction

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