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E-cigarette : "Nous redoutions une interdiction totale"

Publié le 2014-08-28

  • E-cigarette :

INTERDICTION. "Je suis d'accord avec ça." Le Pr Bertrand Dautzenberg, pneumologue et président de l’association Office français de prévention du tabagisme (OFTA) a réagi plutôt favorablement à la volonté de l'OMS d'interdire la cigarette électronique aux mineurs (une mesure déjà en vigueur en France depuis la loi Hamon de mars 2014), dans les lieux publics et de la déconseiller aux femmes enceintes.

Celui qui est parfois présenté comme "l’avocat des vapoteurs" se dit satisfait des préconisations de l’OMS : "elles rejoignent les conclusions auxquelles nous étions arrivé dans le rapport rendu en mai 2013 à la ministre de la Santé, Marisol Touraine".

LIREE-cigarette : l'OMS favorable aux interdictions

"Nous avions peur que l’OMS préconise une interdiction totale", explique soulagé, le Pr Dautzenberg. Car il considère la cigarette électronique comme un produit utile pour sortir du tabac. "La prise de position de l’OMS devrait nous aider à faire le 'endgame', donner un coup d'arrêt au tabagisme", explique-t-il.

LIRESONDAGE. Pour ou contre l'interdiction de la e-cigarette ? 

Concernant l’utilisation de la e-cigarette dans les lieux publics, il réaffirme sa position : "je suis contre".

Mais là où l'OMS invoque le principe de précaution sanitaire pour justifier l'interdiction de la e-cigarette dans les lieux publics - une interdiction qui devrait donc perdurer jusqu'à ce que l'innocuité des vapeurs exhalées soit confirmée ou infirmée, le Pr Dautzenberg, lui, préfère parler de "principe d'exemplarité". Un concept définitif qui permettrait selon lui de minimiser l'aspect incitatif de cette nouvelle façon de fumer.

"L'usage de la cigarette électronique doit être interdit dans les lieux publics, pas au nom d'un problème de santé mais pour l'exemplarité, car elle peut inciter à fumer", résume ainsi le Pr Bertrand Dautzenberg.

LIREPeut-on comparer e-cigarette et cigarette ?

L'équation est relativement simple à énoncer : il faut être en mesure de promouvoir la e-cigarette comme moyen de sevrage pour les personnes dépendantes au tabac tout en évitant d'inciter les autres (jeunes, non-fumeurs...) à s'y mettre. Ainsi, plus le tabagisme est important dans une population donnée, plus la cigarette électronique devrait être mise en avant, et inversement.

Le Pr Dautzenberg prend ainsi l'exemple des prisons où la cigarette électronique est interdite alors même que les détenus fument dans leur cellules. Une situation ubuesque qui favorise le tabagisme aux dépends de ce qu'il considère comme un moyen de sevrage efficace. Pour lui "c'est tout le contraire qu'il faudrait faire".

À l'inverse, en Australie, où seul 10% de la population est fumeuse, la réglementation sur la e-cigarette devrait être très stricte pour éviter la propagation d'un nouveau type de dépendance à la nicotine.

Le Pr Bertrand Dautzenberg estime depuis le début que la cigarette électronique "bouleverse complètement la donne de la guerre au tabac". C'est ce phénomène qu'il décrypte dans son livre, L'e-Cigarette pour en finir avec le tabac ?

L'interdiction peut-elle troubler ce message ?

Mais lorsqu'on lui demande si ces interdictions ne risquent pas d'assimiler la e-cigarette à un produit du tabac dans l'esprit des gens, le spécialiste élude : "ça c'est l'argument des vapoteurs, mais il n'y a pas de raison".

Un avis que ne partage pas le Dr Gerard Mathern, secrétaire général de la Société française de tabacologie, pour qui l’argumentation de l’OMScontribue à "troubler" un public pour qui vapoter doit rester un moyen de tourner le dos au tabagisme.

Interviewé dans Le Parisien, il explique que "ces mesures reposent sur une argumentation fallacieuse. L’e-cigarette ne constitue pas une porte d’entrée vers le tabac chez les jeunes (...) Ce qui crée une dépendance, c’est la vitesse d’entrée de cette substance dans le cerveau, de huit à onze secondes avec une cigarette traditionnelle contre cinq minutes avec une e-cigarette."

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