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E-cigarette: l'erreur de Marisol Touraine

Publié le 2014-09-30

Le ministère de la Santé et la plupart des spécialistes en conviennent désormais : le vapotage est pratiquement inoffensif. Aucune étude – aucune – ne lui attribue le centième, voire le millième, des effets néfastes que produit le tabac sur l’organisme. Plus de 70 000 personnes meurent chaque année en France d’un cancer provoqué ou favorisé par la consommation de tabac. A l’inverse, les seuls dangers qu’on a pu déceler dans l’usage de la cigarette électronique sont liés à l’addiction éventuelle à la nicotine, qui ne figure pas parmi les causes du cancer, et dont les effets, en regard des ravages causés par la vraie cigarette, sont parfaitement mineurs (sachant que tout excès est mauvais, par exemple l’excès de café ou l’excès de sucre). Rappelons qu’on vend en pharmacie des substituts au tabac dûment autorisés qui contiennent principalement… de la nicotine.

Un nombre croissant de médecins estime que le recours au vapotage est un substitut efficace au tabac, sans doute le premier qu’on ait trouvé dont les effets positifs soient mesurables. Depuis que la cigarette électronique s’est répandue en France, la consommation de cigarettes a diminué nettement. Jusqu’à présent, seules des augmentations de prix brutales ont abouti à ce résultat. Comme on ne peut pas vendre la cigarette au prix de l’or, même au nom de la santé publique, l’usage de l’e-cigarette offre un relais crédible à ceux qui souhaitent faire reculer le tabagisme. Nombre de ceux qui s’adonnent à l’e-cigarette sont de grands fumeurs qui trouvent là le moyen de se débarrasser de leur vice. Comme il est reconnu qu’un fumeur sur deux est tôt ou tard victime d’un cancer, on calculera facilement le gain espéré en santé publique : si cent personnes passent du tabac au vapotage, le transfert de l’une à l’autre addiction peut en sauver cinquante.

Malheureusement, ces considérations de bon sens sont masquées par des arguments irrationnels qui nous renvoient au règne des préjugés et des peurs obscurantistes. Le principe de précaution, dit-on, nous enseigne qu’il faut attendre de longues années avant de disposer d’une certitude scientifique sur l’innocuité du vapotage et donc qu’en attendant, il est préférable de s’abstenir. Sophisme pur et simple. En fait, le principe de précaution, qu’on interprète de travers, (voir le texte initial voté à l’initiative de Jacques Chirac) s’applique uniquement si des «dommages graves ou irréversibles» peuvent être imputés de manière vraisemblable à telle ou telle technique nouvelle ou à tel ou tel produit (par exemple l’émission de CO2 dans l’atmosphère). Où sont les dommages «graves et irréversibles» qu’on peut craindre de la cigarette électronique ? Nulle part, en tout cas dans aucune étude connue, même à titre d’hypothèse lointaine. En revanche ceux du tabac sont évidents depuis des décennies. Autrement dit, les deux produits, l’ancien et le nouveau, n’ont rien à voir en termes de santé publique. Le tabac tue, l’e-cigarette diffuse de la vapeur d’eau.

Le seul argument logique consiste à dire que le vapotage pourrait, dans certaines circonstances, inciter les consommateurs à passer ensuite à la vraie cigarette. Mais rien n’est prouvé (là aussi, les études sont trop récentes…). On s’appuie pour dire cela sur le fait que les fumeurs et les vapoteurs font les mêmes gestes. Mais dans ce cas, l’eau est aussi nocive que l’alcool, puisque l’on fait les mêmes gestes pour les consommer. On voit où mène ce parallèle. Les buveurs d’eau seraient les proies naturelles des marchands d’alcool et, pour lutter contre l’alcoolisme, on devrait interdire le Canada Dry…

La vérité, c’est que l’interdiction de vapoter dans les lieux publics ou bien au travail est une absurdité, calquée de manière irrationnelle sur les mesures antitabac et appliquée à un produit aux effets parfaitement bénins. A l’inverse, en encourageant les fumeurs à passer à l’e-cigarette, on agirait dans le sens du bien-être public. Politique que Marisol Touraine a écartée de manière irréfléchie, en commettant une grave erreur de santé publique.

Laurent JOFFRIN

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